Le SFEPA en appelle à nouveau au soutien de l’Etat pour sauver la filière de l’artifice de divertissement

Actualités du sfepa, SFEPA

Les sociétés de la filière des spectacles de pyrotechnie et de l’artifice de divertissement que notre organisation professionnelle représente sont frappées de plein fouet par la crise sanitaire.

Malgré les mesures d’accompagnement que le gouvernement a prises pour accompagner les acteurs économiques, il résulte de cette crise une situation économique dramatique pour toutes les sociétés :

  • Chiffre d’affaires annuel 2020 des sociétés du domaine en chute de plus de 80%, bien en deçà du seuil « vital », et sans aucun espoir de réalisation de prestations d’ici l’été 2021
  • Maintien des charges fixes incompressibles et notamment celles afférentes au maintien en conditions opérationnelles des sites de stockage des explosifs (représentent environ 30 % du chiffre d’affaires habituel des sociétés) ;
  • Un manque de trésorerie pour des entreprises qui utilisent leur trésorerie pendant 8 mois de l’année (Septembre–Avril) en préparation de la saison pour la reconstituer pendant 4 mois (mai-août)

Pour sauver la filière de l’artifice de divertissement française, le SFEPA, dans son courrier du 16 octobre 2020 adressé au Ministre de l’économie, des Finances et de la Relance, a demandé :

  • Que le secteur des « spectacles de pyrotechnie », puisse relever de l’annexe 1 du Décret n°2020-810 du 29 juin 2020 modifié, portant modulation temporaire dont il doit réglementairement relever (et non de l’annexe 2 dans laquelle il a été indûment inclus jusqu’à présent) ;
  • Que ce secteur intitulé « spectacles de pyrotechnie » comprenne bien toutes les sociétés de la filière qui importent, stockent, préparent et distribuent les produits d’artifices ;
  • En conséquence et en complément, les demandes suivantes :
    • Une prolongation de l’exonération des charges URSSAF
    • Un accès au fond de solidarité sans limitation liée au plafond de chiffre d’affaires, de nombre de salariés et sans restriction liée aux holdings et à la rémunération des gérants
    • Une exonération des taxes diverses : CFE et taxe foncière, taxe d’apprentissage, charges de formation continue et de médecine du travail
  • L’accès au chômage partiel sans reste à charge depuis le début du confinement

S’agissant du PGE, un étalement du remboursement des sommes empruntées sur une période suffisamment longue avec des taux réduits sera un minimum pour permettre aux sociétés de se relancer.

Le SFEPA sera attentif aux réponses formulées par le Ministre pour sauver les acteurs économiques de cette filière en grand danger.